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COLONEL ABRAMS

Le colonel Abrams (25 mai 1949 – 24 novembre 2016) était un musicien, chanteur et compositeur américain.

 

Début de la vie

Le colonel Abrams est né à Détroit, dans le Michigan . Sa famille a ensuite déménagé à East 13th Street, dans l’ East Village de Manhattan.

 

Carrière

Dès son plus jeune âge, Abrams a commencé à jouer de la guitare et du piano. Il a fait partie de plusieurs groupes à ses débuts, notamment Heavy Impact, où il jouait de la guitare et des claviers aux côtés de Joe Wells (guitare), Lemar Washington (guitare), Marston « Buffy » Freeman (basse), Ronald Simmons (batterie), Harry Jones (trompette), Tony Molière (trompette) et Barbara Mills (saxophone). En 1976, il a formé Conservative Manor, 94 East (groupe avec Prince à la guitare solo).

Il s’est fait connaître sur la scène underground new-yorkaise grâce à la radio et aux clubs, et a connu son premier grand succès en 1984 avec « Music Is the Answer », sur le label indépendant Streetwise. Parmi ses autres succès du milieu des années 1980, on peut citer « Leave the Message Behind the Door », « Trapped » (classé dans le top 10 en Allemagne, en Irlande, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni), « The Truth », « Speculation », « I’m Not Gonna Let You » et « Over and Over », qui ont permis à Abrams de s’imposer comme artiste solo, d’abord en Europe puis aux États-Unis.

En 1985, il signe avec le label et la société de production AMI de Steven Machat . Machat, qui collaborait alors avec le producteur britannique Richard James Burgess , engage ce dernier pour produire le premier album éponyme d’Abrams. Machat fait ensuite signer Abrams chez MCA Records pour une distribution mondiale. Burgess produit les titres « Trapped » (1985), « I ‘m Not Gonna Let » (1986 ) et « Table for Two ».

« Trapped » s’est hissé dans le top 5 des charts britanniques et a atteint la première place du classement Hot Dance Music/Club Play aux États-Unis en 1985, suivi de son album éponyme, qui est resté deux semaines numéro un l’année suivante. Un remix électronique de « Trapped » est ensuite sorti en 1995 par Boards of Canada , sous le pseudonyme Hell Interface . Une nouvelle version de « Trapped » (« Trapped 2006 ») est sortie au Royaume-Uni.

« I’m Not Gonna Let » a également passé une semaine en tête du classement dance en 1986. L’album a culminé à la 75e place du Billboard 200 américain et à la 13e place du classement des meilleurs albums R&B/Hip-Hop américains . Bien qu’Abrams n’ait pas connu de succès pop américains durant sa carrière, il a placé plusieurs titres dans le classement Hot Dance Club Play américain dans les années 1980 et 1990, dont quatre numéros un. En 1987, il a décroché son quatrième numéro un au classement dance américain avec « How Soon We Forget », la même année que la sortie de son deuxième album, You and Me Equals Us .

Le 9 janvier 2007, Abrams a sorti le single « Just When You Thought », le troisième single de son propre label, Colonel Records, après « Heartbreaker » et « Let Us All Be Friends ». Toujours en 2007, il a sorti « Never Be », « Just Like Mathematics » et « True Stories ».

 

Vie adulte et maladie

Une campagne de financement participatif a été lancée en 2015 via GoFundMe afin d’aider Abrams, alors sans domicile fixe, diabétique et en mauvaise santé. Marshall Jefferson , qui avait lui-même lancé une campagne de financement participatif pour un album, a encouragé les internautes à faire des dons à Abrams, déclarant :

Comme la plupart d’entre vous le savent peut-être, de nombreux artistes interprètes ne bénéficient pas de couverture médicale ni d’avantages sociaux… Ceux d’entre nous qui ont écouté sa musique formidable et qui connaissent sa situation difficile se sont mobilisés pour essayer de l’aider à traverser cette épreuve.

 

La mort

Abrams est décédé le jour de Thanksgiving, le 24 novembre 2016, à l’âge de 67 ans. De nombreuses personnalités de l’industrie musicale lui ont rendu hommage, notamment Tony Tune Herbert, Joey Negro , Dave Pearce et Swizz Beatz . Jellybean Benitez , producteur ayant travaillé sur « Holiday » de Madonna et « Love Will Save the Day » de Whitney Houston, a écrit : « C’est un jour triste pour la communauté house. » Marshall Jefferson a écrit : « Je viens d’apprendre le décès du Colonel Abrams », et a ajouté : « On ne l’oubliera jamais, repose en paix. ».

COLLAGE

Collage était un groupe de R&B américain, surtout connu pour son tube « Romeo Where’s Juliet ? ».

 

Carrière

Le premier album de Collage, *Do You Like Our Music?* , sorti en 1981 chez Solar Records , a été produit par The Whispers . Leur album suivant, *Get In Touch* , marque un tournant, abandonnant les influences disco / funk du premier opus au profit d’ une musique urbaine teintée de boogie . Avant de se séparer, Collage a également sorti l’album * Shine The Light* , qui inclut le titre « Romeo Where’s Juliet? ».

La popularité du groupe a explosé avec la sortie de « Romeo Where’s Juliet ? », un succès modéré au Royaume-Uni . Le single a atteint la 46e place du classement pop britannique et la 49e place du classement américain Billboard Hot Dance Club Songs.

Quatre membres du groupe (Larry White, Lee Peters, Richard Aguon et Ruben Laxamana) ont ensuite écrit la chanson « I Want You », qui figurait en première position sur l’album à succès des Whispers de 1987, Just Gets Better with Time .

 

Anciens membres

  • AlbertDeGracia – Fender Rhodes, piano
  • DeanBoysen – trompette, bugle
  • EmilioConesa – guitare électrique, guitare acoustique
  • DavidAgent – basse
  • KirkCrumpler – basse
  • LarryWhite – guitare électrique
  • LeePeters – chœurs, chant principal
  • MelicioMagdaluyo – saxophone, flûte
  • RichardAguon – batterie, percussions
  • RubenLaxamana – saxophone, chant

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/100037-Collage-3

ERIC CLAPTON

Eric Clapton, né le 30 mars 1945 à Ripley (Surrey, Angleterre), est un guitariste, chanteur, auteur-compositeur-interprète britannique, de blues rock. En 2011, dans son classement « les 100 plus grands guitaristes de tous les temps », le mensuel Rolling Stone le place en deuxième position, juste derrière Jimi Hendrix.

Il est le seul artiste à avoir été intronisé à trois reprises au sein du Rock and Roll Hall of Fame : une fois en tant qu’artiste solo puis en tant que membre des Yardbirds et de Cream.

 

Biographie

Jeunesse

Né à Ripley, à proximité de Guildford, dans le Surrey au Royaume-Uni, Eric Patrick Clapton est le fils d’un soldat canadien et d’une mère anglaise. Son père, après être parti combattre en Europe peu après sa naissance, est ensuite retourné au Canada. Sa mère, qui n’a alors que 16 ans, est trop jeune pour s’occuper de lui, aussi le jeune Eric est confié à ses grands-parents maternels (dont le nom, Clapp, est à l’origine de la rumeur selon laquelle le véritable nom du guitariste serait Clapp). Plus tard il est abandonné une deuxième fois par sa mère, partie à son tour au Canada avec un autre soldat.

L’histoire de sa naissance reste longtemps un secret de famille, Eric Clapton n’apprend qu’à l’âge de 9 ans que ceux qu’il croyait être ses parents ne l’étaient pas, et que sa prétendue grande sœur, de retour du Canada était en réalité sa mère. En réponse à Eric lui demandant si elle allait maintenant être sa mère, elle lui répond : « non, les choses sont mieux comme cela ». Ce fut un choc terrible pour lui.

L’enfance d’Eric Clapton ne se passe pas sans accrocs – il a confessé avoir été un « sale gosse ». Peu attentif à l’école, il faillit même abandonner l’apprentissage de la guitare – il avait reçu sa première guitare acoustique, une Hoyer de fabrication allemande, en cadeau pour ses 13 ans – car il le jugeait « trop difficile ». Postier pour se faire un peu d’argent, il intègre la classe de design de l’École d’art de Kingston upon Thames ; ses résultats médiocres lui valent d’être rapidement renvoyé. Il se produit notamment au The Fighting Cocks durant cette période.

Encore adolescent, Eric Clapton puise son inspiration musicale – il parvient à jouer de la guitare – dans le blues américain : Big Bill Broonzy, Muddy Waters, Elmore James, Howlin’ Wolf et surtout Robert Johnson, le légendaire bluesman du Mississippi. Surnommé par ses amis « Eric the mod » en référence à ses vêtements qui rappellent le mouvement Mods. Vers 1962, il commence à fréquenter des clubs de musiciens comme le Ealing Club (il y rencontrera Ginger Baker et Jack Bruce, alors membres des Blues Incorporated, qui y jouaient eux aussi) de Londres, dans lequel se produisent notamment les Rolling Stones. Il les accompagne même occasionnellement comme chanteur. Peu confiant à l’époque envers ses talents de guitariste, il déclare : « J’en fais un peu ; j’ai bossé quelques trucs de blues depuis un moment ; rien de sérieux. » (À James Phelge, qui le reprendra dans son livre Nankering with the Rolling Stones). Dans ce même club jouent les Blues Incorporated d’Alexis Korner, dont les batteurs et bassistes sont, de temps à autre (le personnel varie beaucoup à cette époque), Ginger Baker et Jack Bruce, ses futurs acolytes de Cream.

C’est pourtant l’apprentissage par cœur d’un album de Chuck Berry qui lui permet finalement d’intégrer, en mars 1963, son premier groupe : les Roosters. Il joue avec eux jusqu’au mois d’octobre de la même année, puis, lorsque le groupe se dissout, rejoint Casey Jones and The Engineers en même temps que Tom McGuiness (l’ancien bassiste des Roosters). Cette nouvelle association ne dure qu’un mois : Eric Clapton, qui a déjà acquis une certaine réputation en tant que guitariste, est embauché par les Yardbirds, son premier groupe véritablement professionnel.

 

The Yardbirds (1963–1965)

Avec l’arrivée de Clapton, les Yardbirds commencent à véritablement décoller. Petit groupe de rock ‘n’ roll comme tant d’autres, très influencé par le blues, ils ne jouent aucune composition personnelle, se limitant à des morceaux de blues issus des catalogues Chess, Checker ou Vee-Jay. Succédant aux Rolling Stones comme groupe résident du légendaire Crawdaddy Club de Richmond, ils deviennent un groupe culte parmi les jeunes Anglais branchés fans de blues. Leurs premiers singles, I Wish You Would et Good Morning Little Schoolgirl, sont des succès relatifs, et ils partent même en tournée en 1963 avec le bluesman américain Sonny Boy Williamson, enregistrant ensemble un album Sonny Boy Williamson and The Yardbirds qui sortira en 1966 à la fois comme un disque des Yardbirds et de Williamson.

Clapton, de son côté, crée peu à peu son style personnel : sa façon de jouer bien sûr, intégrant de manière révolutionnaire les influences de Buddy Guy, Freddie King et B. B. King, mais aussi sa façon de s’habiller. Cette forte personnalité, ainsi que ses talents de guitariste, pourtant assez peu mis en valeur sur les premiers enregistrements du groupe, lui valent d’en devenir le principal soliste. L’autre guitariste des Yardbirds à l’époque, Chris Dreja, était plutôt concentré sur la rythmique.

Devenant rapidement une figure importante de la scène anglaise, il se fait un surnom : Slowhand. La paternité de ce surnom revient à l’assistant de Gomelsky, Hamish Grimes, qui s’occupe de leur campagne de publicité, concoctant des slogans comme « Les Yardbirds, la sensation blues du moment ». Grimes baptisa ainsi Clapton « Slowhand », un jeu de mots au sujet des claquements de mains du public (slowhand clap) quand le spectacle devait s’interrompre le temps qu’il remplace une corde cassée. Mais en mai 1965, le premier vrai succès du groupe, For Your Love, coïncide avec le départ du guitariste, mal à l’aise à cause de cette chanson trop « commerciale » selon lui. En effet, à cette époque, Clapton est encore un fanatique de blues authentique, et considère comme une trahison de jouer autre chose que des reprises de grands bluesmen. Recommandant Jimmy Page à ses collègues, il quitte les Yardbirds.

 

John Mayall and the Bluesbreakers (1965–1966)

Parti se reposer à Oxford chez Ben Palmer (l’ancien pianiste des Roosters), Clapton ne reste pas inactif très longtemps après son départ des Yardbirds : dès mars 1965, John Mayall lui propose de rejoindre les Bluesbreakers. À l’époque, le groupe est déjà une référence du R&B britannique, Clapton accepte donc la proposition. Échangeant sa Fender Telecaster contre une Gibson Les Paul Standard pour un son plus authentique et puissant, Clapton joue avec passion, et assoit sa réputation d’instrumentiste prodige. Ce qui ne l’empêche pas de manquer parfois de sérieux, allant jusqu’à rater certains engagements… Lassé par la routine des concerts dans les night-clubs, il abandonne les Bluesbreakers en août 1965 pour se joindre à un groupe composite supposé parcourir le monde : The Glands.

L’intention première de ce groupe de « musiciens voyageurs » était de parcourir le monde dans un autobus à deux étages, en jouant un peu partout. Une épopée qui s’achève rapidement en Grèce, d’où ils reviennent sans un sou après avoir eu un accident de la route et s’être presque fait kidnapper à Athènes. Clapton reprend donc dès octobre 1965 sa place au sein des Bluesbreakers…

Son escapade avec The Glands n’a nullement entamé la réputation de Clapton, qui devient peu à peu une véritable idole, et gagne un nouveau surnom : sur les palissades et dans le métro de Londres fleurit l’inscription « Clapton is God » (« Clapton est Dieu »). Un nouveau statut difficile à assumer pour le jeune guitariste, qui hésite dans ses déclarations entre d’une part la conviction qu’il possède des « pouvoirs », et d’autre part leur dénégation. Parlant de cette période en 1987, à la télévision britannique, Eric déclare : « Qu’est-ce que je pouvais y faire ? Aller nettoyer les murs ? Bien sûr, les gens pensaient que ça allait trop loin… Je ne voulais pas m’embarrasser de ça, surtout pas. On disait que j’étais le meilleur guitariste du monde. C’est vrai, j’ai toujours voulu l’être, mais ce n’est qu’un idéal inaccessible. »

En mars 1966, Clapton, Mayall et les Bluesbreakers enregistrent l’album Blues Breakers with Eric Clapton. Considéré encore aujourd’hui comme un monument du British blues boom, le disque connaît un grand succès, mais son titre, ambigu, ne satisfait ni les membres des Bluesbreakers ni Clapton, qui trouve que son nom « se voit moins que celui de John Mayall ». Quand l’album sort, Clapton a déjà quitté le groupe. Il vient en effet de former avec Jack Bruce et Ginger Baker un « supergroupe » qui deviendra bientôt Cream.

Clapton utilisa un amplificateur Marshall 1962 et une Gibson Les Paul pour l’enregistrement de l’album Blues Breakers with Eric Clapton. Après cela, l’amplificateur adopta le surnom Bluesbreaker, et gagnera un statut iconique, étant considéré aujourd’hui comme « l’amplificateur le plus important de la marque »[7], « ayant lancé le blues rock britannique au milieu des années 1960 ».

 

Cream (1966–1968)

Formé par trois musiciens déjà très célèbres — Eric Clapton, Ginger Baker et Jack Bruce — Cream est le premier « supergroupe », et l’un des premiers « power-trios » célèbres. Il est aussi pour Clapton l’occasion de développer sa technique de chant et ses talents de guitariste et d’auteur de chansons. Attendu comme un groupe de blues pur et dur, le groupe s’oriente pourtant dès son premier album vers une musique pop autant inspirée par le psychédélisme que par le blues. Un terrain fertile, à partir duquel Clapton crée un style de guitare plus expérimental que jamais : les concerts du groupe sont l’occasion de très longues improvisations à un volume sonore délirant pour l’époque, où Clapton, qui doit assurer à la fois la rythmique et les solos, est forcé de se surpasser. D’autant que, malgré les déclarations enthousiastes de la presse et de leurs proches, l’ambiance n’est pas toujours au beau fixe entre les membres de Cream : leur association se fonde plus sur une rivalité parfois brutale que sur une réelle émulation. Plus tard, Henry Shapiro exprimera clairement la situation : « Cream est mort le jour où ils ont cessé de faire des étincelles entre eux ».

En 1967, la popularité de Clapton est quelque peu entamée après l’arrivée à Londres de Jimi Hendrix, dont le style flamboyant concurrence le sien. Arrivé en Angleterre fin septembre 1966, pour y rencontrer Clapton, Hendrix devient rapidement une nouvelle idole, y compris pour Clapton lui-même, les Rolling Stones et les Beatles. Mais Clapton continue à être désigné, par tous les sondages des magazines, comme le « meilleur guitariste du monde », et le succès d’Hendrix n’empêche pas Cream de vendre environ 5 millions de disques en 40 ans (y compris best of et singles), rien qu’aux États-Unis.

Après trois albums, le groupe est cependant victime de l’inimitié qui règne entre ses trois membres, mais aussi des hésitations de Clapton. Ce dernier est en effet très affecté par une critique négative d’un concert de Cream, lue dans le magazine Rolling Stone, ainsi que par sa découverte de l’album Music From Big Pink du groupe canadien The Band, qui lui fait penser que le rock ‘n’ roll est en train de prendre une nouvelle direction. À tel point qu’il tentera, en vain, de rejoindre le groupe et faire la connaissance du guitariste Robbie Robertson ; les deux artistes se retrouveront sur scène le 6 mars 2000 lors du Rock and Roll Hall of Fame annuel donné en l’honneur de Clapton, qui recevra cette année-là son troisième prix Grammy en tant qu’artiste solo et, le 28 juillet 2007, lors du festival annuel de guitare Crossroads au Toyota Park Center de Bridgeview.

Le dernier album de Cream, Goodbye, disque en partie live, paraît donc en 1969, après la dissolution du groupe. Il contient, entre autres, la chanson Badge, première collaboration de Clapton avec son ami George Harrison, guitariste des Beatles. Clapton joue le solo de While My Guitar Gently Weeps, chanson de Harrison figurant sur l’album blanc paru en 1968, devenant ainsi le premier (et unique) musicien extérieur au groupe à jouer de la guitare sur un disque des Beatles. Lorsqu’en janvier 1969, Harrison quitta brièvement le groupe en plein milieu de l’enregistrement de Let It Be, John Lennon proposa même que Clapton le remplace.

 

Blind Faith (1969)

Après la séparation de Cream, Clapton fonde un nouveau supergroupe, Blind Faith, avec l’ancien organiste et chanteur de Traffic, Steve Winwood, à qui s’ajoute le batteur Ginger Baker de Cream et le bassiste violoniste Ric Grech du groupe Family. La frénésie que déclenche chez les fans la création de ce nouveau groupe dépasse encore celle suscitée par la formation de Cream. Blind Faith apparaît pour la première fois en public devant une foule de 100 000 personnes à Hyde Park, le 7 juin 1969. Mais les musiciens, en particulier Clapton, semblent tendus, et beaucoup parmi le public sont déçus. Le groupe part ensuite pour une tournée américaine à guichets fermés, puis enregistre son unique album du même nom. Le disque est réalisé si rapidement que sa face 2 ne comporte que deux chansons, dont une improvisation de 15 minutes.

Jamais vraiment à la hauteur des attentes de Clapton comme du public, Blind Faith est dissous après moins d’un an d’existence ; et Eric, décidé à rester un peu plus dans l’ombre, cherche des musiciens pour réaliser son rêve : jouer une musique plus proche de celle du Band.

 

Delaney & Bonnie and Friends et Clapton solo (1969–1970)

Pendant l’expérience Blind Faith, Eric Clapton a fait la connaissance de Delaney & Bonnie, un couple de musiciens « simples, naturels, libres et pas du tout vaniteux », qui prennent simplement plaisir à jouer : tout le contraire des supergroupes, dont il est si fatigué. Il décide donc de les rejoindre, et les accompagne comme simple guitariste pour une tournée européenne. Au cours de ce voyage, Clapton s’ouvre à des influences musicales très diverses : musique sud-américaine, ballades, chansons lentes, chansons d’amour, thèmes country, qu’il exploitera par la suite.

Mais la période Delaney & Bonnie and Friends est de courte durée : en septembre 1969, Clapton est entré un peu plus dans le cercle très restreint des Beatles, d’abord il est parmi les invités au Rock and Roll Circus des Rolling Stones, en décembre 1968, avec John Lennon à la guitare et au chant, Yoko Ono au chant, Eric à la guitare solo, Mitch Mitchell (du Jimi Hendrix Experience) à la batterie et Keith Richards (des Rolling Stones) à la basse. Puis le 12 décembre 1969, Eric participe à un concert donné par Lennon & Ono, le fameux Live Peace in Toronto 1969, avec Klaus Voormann à la basse et Alan White à la batterie. Delaney et Bonnie ne l’acceptent pas, et la séparation intervient en 1970.

Commence alors une période de quelques mois au cours de laquelle Clapton, privé de groupe, n’en reste pas pour autant inactif : encouragé à chanter par Delaney, il enregistre en 1970 son premier album solo, sobrement intitulé Eric Clapton, avec quelques amis musiciens, dont Leon Russell et Stephen Stills. L’album remporte un certain succès commercial, montant jusqu’à la 18e place des charts américains. Il joue également sur plusieurs disques d’amis, comme le célèbre All Things Must Pass de George Harrison (même si, pour des raisons contractuelles, son nom n’apparaîtra pas sur la pochette avant plusieurs décennies).

Vers la fin de 1969, influencé par son ancien camarade Steve Winwood de Blind Faith et le bluesman Buddy Guy, Eric fait ses débuts à la Fender Stratocaster. La première Stratocaster, surnommée Brownie, une guitare au coloris tobacco sunburst datant de 1956, fut acquise par Clapton au Sound City de Londres le 7 mai 1967 lors d’une tournée avec Cream pour un montant total de 400 dollars. Elle fut utilisée pour l’enregistrement de nombreux disques, dont Layla and Other Assorted Love Songs. Vient ensuite la célèbre Blackie, une Stratocaster noire composite assemblée à partir de différentes pièces de trois Stratocaster des années 1950 achetées au Sho-Bud Shop de Nashville (Tennessee) en 1970 pour 100 dollars chacune, qui, avec Brownie, restera sa guitare préférée durant 15 ans, jusqu’à ce que Fender lui crée un modèle « signature » assez proche de la dernière, mais équipé de micros Lace Sensor Gold actifs (qui furent remplacés par des micros Fender Vintage Noiseless à partir de 2001), un manche au profil « V » adouci (comme sur les guitares acoustiques Martin des années 1930) avec la touche en érable de 22 cases et des mécaniques Kluson traditionnelles, et une électronique active comprenant un égaliseur de médiums (mid-boost) avec une puissance de sortie maximale de 25 dB produisant une « compression sonore » (compressed pickup sound), similaire à celle d’un micro double bobinage (humbucker) et un circuit TBX atténuant les graves et les aigus, ainsi qu’un chevalet traditionnel bloqué par une cale en bois placée sur la partie arrière du corps (blocked vintage synchronized tremolo) rendant la tige du vibrato inopérante, du fait que Slowhand ne se servait jamais de celle-ci en raison de sa prédilection pour la tenue d’accord stable des Stratocaster pourvues d’un chevalet fixe (hardtail). La sortie officielle de la Stratocaster Eric Clapton (qui fut classée parmi les premières guitares « signature » créées par le célèbre géant américain de la guitare électrique depuis 1987) fut lancée en 1988 et remise à jour en 2001, date durant laquelle les micros Lace Sensor furent remplacés par les nouveaux Fender Vintage Noiseless, introduits par la firme américaine en 1998. Cette guitare est également disponible en version Custom Artist (fabriquée par le Fender Custom Shop) depuis 2004.

 

Derek and the Dominos (1970)

Fin 1970, Clapton débauche la section rythmique de Delaney and Bonnie (le claviériste Bobby Whitlock, le bassiste Carl Radle et le batteur Jim Gordon) et forme un nouveau groupe, Derek and the Dominos. Fatigué de son statut de star adulée, il a en effet envie de se couler dans un groupe dont il ne serait qu’un membre parmi d’autres. Le groupe entre rapidement en studio pour enregistrer son premier album, aujourd’hui considéré par beaucoup comme le chef-d’œuvre de Clapton.

Les séances n’ont commencé que depuis quelques jours lorsqu’il rencontre le guitariste Duane Allman à un concert de son groupe, le Allman Brothers Band. Les deux musiciens, qui ne se connaissent que de réputation, jouent ensemble une séance impromptue et tombent immédiatement amoureux, chacun de son côté, du jeu de l’autre. Allman est donc invité à devenir le cinquième Domino, et l’album du groupe devient principalement l’œuvre des deux guitaristes, dont les phrases s’entremêlent, s’imitent et s’émulent sans cesse.

L’autre aspect essentiel de cet album, intitulé Layla and Other Assorted Love Songs, se trouve dans la chanson titre, Layla, qui sera deux ans plus tard un grand tube partout dans le monde. L’histoire de ce morceau commence en mars 1964, lorsque George Harrison rencontre le jeune mannequin Pattie Boyd, sur le tournage de A Hard Day’s Night, le premier film des Beatles. C’est le coup de foudre, et ils finissent par se fiancer. Clapton, lui, fait la connaissance du couple pendant l’été 1967 ; George et lui sont rapidement devenus de grands amis, mais leur amitié ne se limite pas à des goûts musicaux communs : très vite, Clapton à son tour tombe amoureux de Pattie. Non partagée à l’époque, cette passion deviendra le thème de Layla, un prénom suggéré à Clapton par la lecture d’un livre persan, The Story of Leïla and Majnun du poète Nizami, qui raconte l’amour passionné d’un homme pour une femme mariée.

La suite de la carrière du groupe est cependant nettement moins brillante : ravagé par la nouvelle de la mort de Jimi Hendrix, Clapton commence à augmenter sérieusement sa consommation de drogues et d’alcool. L’accueil mitigé réservé à Layla… n’arrange rien. Pire encore, Duane Allman meurt brutalement d’un accident de moto le 29 octobre 1971, juste avant le début de la tournée américaine de Derek and the Dominos. Effondré, Clapton passe toute la tournée dans un brouillard permanent de drogue. La sortie d’un album live étonnamment bon, In Concert, n’empêchera pas le groupe de se désagréger pendant l’enregistrement du second album, l’ego des musiciens étant exacerbé par les drogues.

Les années suivantes, la malédiction semble poursuivre les anciens Dominos : le bassiste Carl Radle sombre dans l’alcool et la drogue, qui finiront par le tuer en 1981, tandis que le batteur Jim Gordon tue sa mère à coups de marteau lors d’une crise de schizophrénie. Condamné à quatorze années de prison, il sera plus tard placé dans une institution pour malades mentaux, où il vécut jusqu’à sa mort. Clapton retrouvera son ancien camarade Bobby Whitlock sur scène, le 25 avril 2000, lors du show annuel Later présenté par Jools Holland.

 

Années noires (1971–1973)

Au début des années 1970, la vie de Clapton devient pour le moins chaotique : la fin tragique de Derek and the Dominos, groupe qui avait pourtant commencé sous les meilleurs auspices, et son amour malheureux pour Pattie Boyd plongent le musicien dans la déprime. Il cesse d’enregistrer et d’apparaître publiquement, et se retire dans sa résidence du Surrey. Cependant, en 1970, lui est offert l’occasion de jouer avec une de ses idoles, le bluesman Howlin’ Wolf, ce qui aboutit à l’enregistrement de l’album The London Howlin’ Wolf Sessions pour lequel jouent aussi Steve Winwood, Bill Wyman et Charlie Watts. Ces sessions d’enregistrement, en mai 1970, et la sortie de l’album en août 1971 n’empêchent pas Clapton de dériver ; il commet alors la même erreur tragique que nombre de musiciens de son époque, en cherchant consolation et oubli dans l’héroïne. Commence une terrible période de dépendance à cette drogue qui le marquera à vie : durant trois ans, Clapton n’enregistre pas, et ne sort de sa retraite qu’à quelques rares occasions comme le concert pour le Bangladesh organisé par George Harrison en août 1971. Le public peut alors avoir un aperçu de l’état de délabrement de sa santé : Clapton s’évanouit sur scène, et doit être réanimé avant de continuer à jouer.

C’est un autre musicien qui l’aidera à sortir de cette spirale infernale : Pete Townshend, guitariste des Who et ami de Clapton, fonde un supergroupe plutôt singulier (deux ex-membres de Blind Faith Steve Winwood aux claviers et Ric Grech à la basse, deux ex-Traffic Jim Capaldi à la batterie et Rebop Kwaku Baah aux percussions, plus Ron Wood et Townshend à la guitare ainsi que Jim Karstein à la batterie) et pousse Eric à en prendre la tête pour deux concerts au Rainbow Theatre de Londres en janvier 1973. Clapton y apparaît diminué, son jeu abîmé par ses trois années de dépendance, mais il est bien vivant, et Townshend atteint son but : lui montrer qu’il peut encore s’en sortir. Le concert produit l’effet escompté : Clapton suit ensuite une cure de désintoxication, et parvient à surmonter sa dépendance à l’héroïne. Mais ses problèmes personnels ne sont pas terminés : s’il est parvenu à se débarrasser de son problème de drogue, il retombe encore régulièrement dans l’alcoolisme, malgré des succès discographiques qui s’enchaînent.

 

Carrière solo (1974–1991)

Libéré de l’héroïne, ayant entamé une liaison avec Pattie Boyd-Harrison (qui finira par l’épouser en 1979), Clapton monte en 1974 un groupe pour enregistrer un nouvel album solo, 461 Ocean Boulevard. Inspiré par son voyage en Jamaïque l’année précédente, au cours duquel il avait rencontré le jeune et encore inconnu Bob Marley, le disque comprend peu de solos de guitare. Il remporte un très grand succès et, grâce à la reprise de I Shot the Sheriff, lance à la fois la carrière internationale de Marley et la vague du reggae en Occident.

Les années suivantes voient Clapton continuer à sortir des albums, qui se situent musicalement dans la lignée de 461 … plutôt que de Derek and the Dominos : peu de solos, et des chansons mieux écrites. Clapton veut dépasser sa réputation de « plus grand guitariste du monde » (le titre original et ironique de l’album There’s One in Every Crowd de 1975) pour devenir un auteur de chansons reconnu. Mais cette nouvelle tendance n’est pas toujours comprise par le public, et les albums remportent des succès inégaux, le plus réussi, de l’avis des médias comme du public, étant Slowhand, qui contient les tubes Wonderful Tonight (une chanson d’amour inspirée par Pattie Boyd) et Cocaine (une reprise du bluesman J.J. Cale). Mais les ennuis de Clapton ne sont pas terminés : le musicien continue à boire bien plus que de raison, et en 1976, déclenche une violente polémique lors d’un concert à Birmingham. Considérant le Royaume-Uni comme « trop plein », il appelle le public à voter pour l’homme politique controversé du Parti conservateur Enoch Powell, afin d’éviter que le pays ne devienne une « colonie noire ». Ces propos, qui font écho à ceux d’artistes comme David Bowie ou Siouxsie Sioux à la même époque, provoquent un tollé général, et sont sans doute pour beaucoup dans la création du mouvement anglais Rock Against Racism. Refusant à l’époque de revenir sur ses déclarations, et affirmant (dans une interview à Q Magazine) ne pas voir de contradiction entre elles et son amour pour la musique noire, Clapton finira par les attribuer à son état passablement alcoolisé au moment des fait. « Quand j’ai dit ça, j’étais complètement ivre. Et comme tous les gens ivres, je racontais n’importe quoi. Quel crédit peut-on porter aux propos d’un poivrot ? Moi, ce qui m’étonne le plus, ce n’est pas ce que j’ai pu dire, c’est d’avoir été capable de jouer ensuite ! ».

À la fin des années 1970, l’alcoolisme de Clapton devient critique. Il se fait hospitaliser pour suivre une première cure dans un centre Hazelden, dans le Minnesota en 1982. Mais c’est après une deuxième cure Hazelden entamée en novembre 1987 qu’il parvient à rester durablement sobre. En 1984, c’est avec surprise que les fans du guitariste découvrent sa participation active à l’album solo The Pros and Cons of Hitch Hiking de Roger Waters, il sera aussi de la tournée subséquente pour promouvoir l’album.

Les disques que Clapton réalise dans les années 1980 se plient à la mode des synthétiseurs et des boîtes à rythme. August, sorti en 1986 et produit par Phil Collins, est l’un de ses plus grands succès. Il part ensuite pour une tournée de deux ans aux côtés de Collins et remporte des récompenses pour son travail (dont le British Academy Television Award pour la bande originale de la série Edge of Darkness, diffusée par la BBC en 1985). Cette période est, entre autres choses, marquée par l’utilisation, pour la première fois, d’une guitare synthétiseur dans certaines chansons du disque éponyme. L’album Journeyman, enregistré en 1989 avec des collaborations de George Harrison, Robert Cray, Daryl Hall, Chaka Khan, Mick Jones du groupe Foreigner et Phil Collins à la batterie sur Bad Love, confirme aux yeux du public la renaissance artistique de Clapton.

Mais, encore une fois, le guitariste n’a guère le temps de profiter de son succès. En 1985, il rencontre Yvonne Kelly, avec qui il a une petite fille, Ruth. Cette liaison, puis celle avec le mannequin italien Lory Del Santo, qui lui donne en 1986 un fils, Conor, mènent à son divorce de Pattie Boyd en 1988. Puis, au début des années 1990, deux tragédies majeures touchent Clapton. Il y a tout d’abord la mort, le 27 août 1990, du guitariste Stevie Ray Vaughan, alors en tournée avec Clapton. Vaughan se trouve avec deux membres de son équipe dans un hélicoptère qui s’écrase lors d’un trajet entre deux concerts. Clapton devait initialement faire partie du vol, avant de laisser sa place à Stevie Ray Vaughan. Le 20 mars 1991, son fils Conor, âgé de quatre ans, meurt brutalement des suites d’une chute du 53e étage, par la fenêtre de son appartement. Effondré, Clapton raconte ses émotions dans la chanson Tears in Heaven (1992) ainsi que dans la chanson Circus, un des titres de l’album Pilgrim (1998).

 

Renouveau de Slowhand (1992–1999)

En 1991, Eric Clapton pousse son vieil ami, George Harrison, à reprendre la route. Les deux camarades commencent par une tournée au Japon, où ils reprennent les vieux standards de ce dernier. Une tournée européenne est prévue mais annulée. Un enregistrement en public est cependant disponible : Live In Japan.

Mais le véritable grand retour de Clapton sur la scène musicale se fait en 1992 avec l’album Unplugged, où il reprend, en public et en acoustique, des standards de blues et ses propres chansons. L’album, qui contient notamment une version de Layla devenue un tube, remporte un immense succès. Le guitariste confirme ce retour à ses premières racines musicales, en 1994, avec l’album From The Cradle, entièrement constitué de reprises de vieux (voire très vieux) morceaux de blues. Dans cet album, le plus grand succès commercial de l’année 1994 en Angleterre, Eric démontre sa maîtrise hors du commun, à la guitare électrique, de tous les styles de blues. L’album obtient le Grammy Award du meilleur album de blues traditionnel en 1995.

Les années suivantes, Clapton partage son temps entre des collaborations avec Carlos Santana et B. B. King, qui remportent un immense succès, et des albums de musique électronique (Retail Therapy en 1997, puis Pilgrim en 1998), qui déclenchent beaucoup moins d’enthousiasme.

Il est des amis de Luciano Pavarotti avec qui il interprète Holy Mother en 1996, lors du concert for War Child, et également en 2003 pour SOS Irak. Une version est disponible sur l’album Pavarotti – The Duets. Sortant régulièrement de nouveaux albums suivis de tournées à travers le monde (notamment au Japon et en Amérique latine), le guitariste semble même avoir trouvé un certain bonheur conjugal et domestique : en 1999, à l’âge de 54 ans, Clapton rencontre, à Los Angeles, la jeune vendeuse Melia McEnery (elle a 23 ans), qu’il épousera un peu plus tard, en 2002, dans son propre village natal du comté anglais de Surrey, Ripley. En 2005, le couple a déjà trois filles : Julie Rose (née en 2001), Ella Mae (née en 2003) et Sophie Belle (née en 2005).

 

Années 2000–2010

L’album Reptile (2001), sans rencontrer un très grand succès, sera toutefois bien accueilli : Clapton y chante et joue avec beaucoup de son ancienne conviction. C’est dans cet album que l’on trouve la chanson — surprenante de gaieté — Believe in Life, dont l’artiste dira, au cours d’une interview donnée quelque temps plus tard, que c’est « l’une de ses chansons préférées ». Chanson d’amour très simple, elle a été écrite en hommage à son épouse Melia. En 2002, à la demande de Olivia et Dhany Harrisson, Clapton organise et dirige le Concert for George au Royal Albert Hall de Londres en hommage à son ami de toujours George Harrison, mort d’un cancer du poumon un an plus tôt. Ce concert réunit notamment Paul McCartney, Ringo Starr, Jeff Lynne, Tom Petty et le virtuose du sitar indien Ravi Shankar et sa fille Anoushka.

Clapton a été invité sur l’album True Love de Toots and the Maytals, qui a gagné le Grammy du meilleur album reggae en 2004, et qui inclut de nombreux musiciens notables dont Willie Nelson, Jeff Beck, Trey Anastasio, Gwen Stefani / No Doubt, Ben Harper, Bonnie Raitt, Manu Chao, The Roots, Ryan Adams, Keith Richards, Toots Hibbert, Paul Douglas, Jackie Jackson, Ken Boothe, et The Skatalites.

Slowhand organise et dirige également le premier festival de guitare Crossroads Guitar Festival au stade Cotton Bowl de Dallas (Texas), du 4 au 6 juin 2004, destiné à financer le centre de désintoxication Crossroads Centre situé sur la petite île d’Antigua (mer des Caraïbes), et fondé en 1998. Ce festival, qui réunit les plus grandes vedettes de la guitare électrique, connait un immense succès, ce qui pousse Eric à organiser une seconde séance au Toyota Park de Bridgeview près de Chicago (Illinois) le 28 juillet 2007. Une troisième séance du Crossroads Guitar Festival a eu lieu le 26 juin 2010. Gregg Allman, qui a subi avec succès une greffe du foie le 23 juin, est remplacé par Derek Trucks et Susan Tedeschi. Après ces succès, Eric organise un quatrième festival de guitare Crossroads au Madison Square Garden de New York en avril 2013.

En 2005, Eric Clapton reforme Cream avec Jack Bruce et Ginger Baker pour une série de concerts, les 2, 3, 5 et 6 mai au Royal Albert Hall de Londres, ainsi qu’au Madison Square Garden de New York quelques mois plus tard. Les concerts sont enregistrés et font l’objet d’une publication sous forme de DVD et CD, à la fin de la même année. Parmi les albums sortis par Clapton, on remarque entre autres Me & Mr Johnson (2004), disque de reprises du bluesman Robert Johnson, qui est depuis toujours la plus grande influence du guitariste, et sa collaboration récente (novembre 2006) avec la légende du blues blanc J.J. Cale, The Road to Escondido.

En février 2008, Clapton et Steve Winwood donnent un concert au Madison Square Garden, à New York. Le concert a été enregistré, et un CD et un DVD sont sortis en mai 2009. Les deux anciens membres de Blind Faith se sont retrouvés sur scène, entre le 10 et le 30 juin 2009 pour une série de 14 concerts aux États-Unis et furent annoncés à Anvers, au Sportpaleis Antwerp pour le 23 mai 2010 et à Paris, au POPB pour le 25 mai 2010. Ils repartageront ensuite la scène au Royal Albert Hall de Londres pour une série de 5 concerts qui eurent lieu entre le 26 mai et le 1er juin 2011 avant d’entamer une tournée de 13 concerts au Japon en novembre et décembre 2011.

En janvier 2010, Eric Clapton reforme avec Yoko Ono et Paul Simon le groupe Plastic Ono Band pour des concerts à Central Park en mars. Son dernier opus (Reprise records, 2010) sobrement titré Clapton est un recueil de titres jazzy sur lesquels apparaissent entre autres ses vieux complices Jim Keltner, J.J. Cale, Paul Carrack ou encore Sheryl Crow, Doyle Bramhall II et Derek Trucks. Kim Wilson et Wynton Marsalis entrent dans le cercle des musiciens qui ont joué avec Clapton. D’autres participations de 2011 d’Eric Clapton comprennent : avec Chris Barber sur Memories Of My Trip ; avec Robbie Robertson sur How To Become Clairvoyant ; avec Paul Wassif sur Looking Up Feeling Down. Clapton apparait aussi dans le documentaire de 2011 Reggae Got Soul: The Story of Toots and the Maytals / Le reggae a de l’âme: l’histoire de Toots and the Maytals qui a été diffusé sur la chaîne BBC et a été décrit comme « l’histoire jamais racontée de l’un des artistes les plus influents à avoir jamais émergé de Jamaïque ».

Les 7, 8 et 9 avril 2011, Wynton Marsalis et Eric Clapton ont joué ensemble au Lincoln Jazz Center de New York City, Taj Mahal assurait la première partie et a rejoint les deux légendes pour deux titres. La première soirée était un concert de charité. Un double CD de ces concerts est sorti le 10 septembre 2011. Le 24 février 2012, Eric partage la scène avec Keith Richards, Kim Wilson, Derek Trucks et d’autres grandes vedettes à l’Apollo Theater de New York lors d’un concert intitulé Howlin’ For Hubert donné en l’honneur du bluesman Hubert Sumlin, décédé le 4 décembre 2011 à l’âge de 80 ans. Les 13 et 14 novembre 2013, sous le titre The One And Only, il se produit aux Baloise Sessions de Bâle [18]. Quelques jours plus tard, un mix des 2 concerts sera radiodiffusé sur les ondes de la chaîne suisse SRF3 puis diffusé sur la Web TV de Arte. En 2014, Clapton entreprend une tournée mondiale en Asie, en Amérique et en Europe avant d’entamer une série de concerts au Madison Square Garden de New York et au Royal Albert Hall de Londres en mars 2015 à l’occasion de son 70e anniversaire. Depuis 2015, le chanteur souffre d’une lésion du système nerveux, la neuropathie périphérique, maladie qui handicape ce maître de la guitare dans son jeu.

En 2016 sort son 23e album, I Still Do.

Années 2020

Le 18 décembre 2020, sort Stand and Deliver, un single anti-confinement et anti-masque, en collaboration avec Van Morrison. Le bénéfice des ventes est reversé au Lockdown Financial Hardship Fund (fonds d’urgence pour les musiciens confrontés à des difficultés financières liées à la situation sanitaire / Fondation Officielle de Van Morrison). Une polémique se greffe à la mise en ligne du titre.

En février 2021, Eric Clapton apprend que ses concerts prévus au Royal Albert Hall sont annulés du fait de la pandémie de Covid. Determiné à jouer même en l’absence de public, il réunit ses musiciens à Cowdray House, dans le Sussex, et décide d’enregistrer les sessions. Seule spectatrice, sa femme Melia, est The Lady in the balcony, ce qui donnera son titre à l’album. Cet album reprend plusieurs de ses grands classiques, tirés notamment d’Unplugged, mais également des standards du blues ainsi que des morceaux de JJ Cale et Fleetwood Mac.

 

Polémique et controverses

Immigration et racisme

Lors d’un concert à Birmingham le 5 août 1976, Clapton provoque un tollé et une polémique qui va perdurer, lorsqu’il se déclare contre l’augmentation de l’immigration. Visiblement ivre, Clapton exprime alors son ferme soutien au politicien britannique controversé de droite Enoch Powell. Il s’adresse ainsi au public :

« Y a-t-il des étrangers dans le public ce soir ? Si oui, merci de lever vos mains. Alors où êtes-vous ? Eh bien où que vous soyez, je pense que vous devriez tous partir. Pas seulement quitter le concert, mais quitter notre pays. Je ne veux pas de vous ici, dans la salle ni dans mon pays. Écoute-moi, mec ! Je pense qu’on devrait voter pour Enoch Powell. Enoch est notre homme. Je pense que Enoch a raison, je pense qu’on devrait tous les renvoyer chez eux. Arrêtez de transformer la Grande-Bretagne en colonie noire. Expulsez les étrangers. Expulsez les métèques [« wogs »]. Expulsez les bamboulas [« coons »]. Gardez la Grande-Bretagne blanche. Avant j’étais accro à la drogue, maintenant je suis accro au racisme. C’est beaucoup plus intense, mec. Putains de métèques, mec. Putains de Saoudiens qui prennent le contrôle de Londres. Salauds de métèques. La Grande-Bretagne devient surpeuplée et Enoch va arrêter tout ça et va tous les renvoyer chez eux. Les moricauds et les métèques et les Arabes et les putains de Jamaïcains ne sont pas d’ici, nous ne voulons pas d’eux ici. Ici c’est l’Angleterre, c’est un pays blanc, nous ne voulons qu’aucun moricaud ou métèque ne vive ici. Nous devons leur faire comprendre qu’ils ne sont pas les bienvenus. L’Angleterre est pour les Blancs, mec. Ici c’est la Grande-Bretagne, un pays blanc, qu’est-ce qui nous arrive, bordel ? Jetons les métèques dehors ! Gardons la Grande-Bretagne blanche[26],[27] ! »

À cette époque, « Keep Britain White » est un slogan du parti d’extrême droite le Front national britannique. Cet incident, de même que certaines remarques controversées faites par David Bowie, ainsi que l’utilisation de l’imagerie nazie par les artistes punks Sid Vicious et Siouxsie Sioux, sont les principaux déclencheurs de la création de la campagne Rock Against Racism, qui donne lieu à un concert le 30 avril 1978.

Dans une interview donnée au magazine Sounds en octobre 1976, Clapton déclare qu’il n’est pas un homme politique et que ses remarques décousues lors du concert ne sont pas pertinentes. Dans une interview de 2004 avec Uncut, Clapton fait référence à Enoch Powell comme étant « incroyablement courageux ». Il déplore que le Royaume-Uni « invite les gens à venir comme main-d’œuvre bon marché et les met ensuite dans des ghettos ». En 2004, Clapton déclare à un journaliste de Scotland on Sunday : « Il n’y a aucune chance que je sois raciste. Cela n’aurait aucun sens. » Dans son autobiographie publiée en 2007, Clapton affirme être « inconscient de tout cela ». Dans une interview de décembre 2007 au South Bank Show, Clapton déclare ne pas être raciste, mais continuer à croire que les positions de Powell sont pertinentes.

Lors d’une interview radiophonique à la BBC en 2018, Clapton aborde ses addictions passées et déclare que « durant les 20 années d’alcoolisme pendant lesquelles j’ai fait des choses vraiment offensantes, j’étais une mauvaise personne ». Il réaffirme qu’il n’est pas contre les immigrés et qu’il apprécie les contributions apportées par les musiciens internationaux à la scène musicale britannique.

 

Chasse au renard

Clapton soutient la Countryside Alliance, une association qui promeut les sports de plein air et les sujets relatifs à la campagne. Il a organisé des concerts afin de collecter des fonds pour l’organisation, et s’est publiquement opposé à l’interdiction de la chasse au renard par le Parti travailliste en 2004. Un porte-parole de Clapton a ainsi déclaré : « Eric soutient la Countryside Alliance. Il ne chasse pas lui-même, mais apprécie les activités rurales telles que la pêche et le tir. Il soutient les efforts de l’Alliance pour supprimer l’interdiction, car il n’est pas d’accord avec l’ingérence de l’État dans les activités privées des gens. ».

Pandémie de Covid-19

Pendant la pandémie de Covid-19, Clapton et Van Morrison collaborent en novembre 2020 à un morceau intitulé Stand and Deliver, aux paroles anti-confinement et anti-masque, dont les bénéfices sont reversés au Lockdown Financial Hardship Fund de Van Morrison (Fonds pour les épreuves financières du confinement). La prise de position de Morrison est décrite par le ministre de la Santé d’Irlande du Nord, Robin Swann, comme « une calomnie envers toutes les personnes impliquées dans l’effort de santé publique », qui apporte « un grand réconfort aux complotistes – la brigade des couvre-chefs en aluminium qui part en croisade contre les masques et les vaccins et pense que tout ceci est un gigantesque complot mondial pour supprimer les libertés ». En juillet 2021, Clapton écrit : « Je ne me produirai pas sur une scène où le public est discriminé », en réponse à l’obligation du passeport vaccinal pour assister aux concerts décidée par Boris Johnson.

L’expression « stand and deliver » signifie « donnez ce qui est demandé », et était à l’origine utilisée par les bandits de grand chemin détroussant les voyageurs. La chanson se termine par une remarque sur le fait que Dick Turpin, célèbre bandit de grand chemin, « portait lui aussi un masque ». Un des couplets dit : « Vous les avez laissé mettre la peur en vous / Mais rien de tout ça n’était vrai ». Clapton déclare que « nous sommes nombreux à soutenir Van et ses efforts pour sauver la musique vivante. Il est une source d’inspiration. Nous devons nous lever et être pris en compte car nous devons trouver un moyen de sortir de ce gâchis. ».

Soutien de Robert Francis Kennedy Jr.

En 2023, il soutient le militant anti-vaccination Robert Francis Kennedy Jr. dans sa levée de fonds pour sa campagne présidentielle en vue de l’élection de 2024.

 

Matériel

Guitares

Eric Clapton reste lié à l’image de guitares mythiques, et en particulier certaines, qui l’accompagnent depuis des années :

 

Amplificateurs

Eric Clapton utilisa des Vox AC30 avec les Yardbirds.

À partir du milieu des années 1960, il utilisa des amplificateurs Marshall. La légende raconte qu’il demanda à Jim Marshall de lui créer un amplificateur combo assez petit pour rentrer dans le coffre de sa voiture, mais assez puissant pour utiliser sur scène. Il en naît les combos Marshall 1961/1962, qu’il utilisa lors des sessions de l’album Blues Breakers with Eric Clapton avec John Mayall & Bluesbreakers. À la suite de ces sessions, l’amplificateur adopta le surnom « Bluesbreaker ». Il s’agit encore aujourd’hui d’un des amplificateurs les plus importants de la marque.

Avec Cream, il utilisa des Marshall JTM45/100.

À partir de Blind Faith, il utilisa un grand nombre d’amplificateurs Fender (Fender Dual Showman, Fender Champ, Fender Twin Tweed). De nos jours, on le voit principalement avec des Fender Twin Tweed du Custom Shop de Fender.

Il utilisa aussi au cours de sa carrière des amplificateurs Dumble, Music Man et SLO.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/17827-Eric-Clapton

YAZZ

Yazz (née Yasmin Evans ; 19 mai 1960) est une chanteuse pop britannique, surtout connue pour son tube « The Only Way Is Up », numéro un au Royaume-Uni en 1988. Certains de ses titres sont signés Yazz and the Plastic Population .

 

Carrière

Yazz est née à Shepherd’s Bush , à Londres, d’un père jamaïcain et d’une mère britannique. Elle a fréquenté la Holland Park School , où elle excellait en sport, notamment au 400 mètres . Elle était également membre de l’équipe d’Angleterre de volley-ball des moins de 19 ans. Après une brève carrière de mannequin , elle a connu plusieurs succès en discothèque suite à son enregistrement avec le groupe The Biz en 1983. Son premier succès commercial est arrivé début 1988, lorsqu’elle a chanté sur le titre « Doctorin’ the House » de Coldcut.Elle a rapidement lancé une carrière solo sur le label Big Life Records, fondé par son mari Jazz Summers , et a sorti son premier single, « The Only Way Is Up », durant l’été 1988. Ce titre est resté cinq semaines en tête des charts britanniques, devenant finalement le deuxième single le plus vendu au Royaume-Uni cette année-là. Son deuxième single, « Stand Up for Your Love Rights », a connu un autre grand succès (numéro 2 au Royaume-Uni), tandis que son premier album Wanted (numéro 3 au Royaume-Uni) a été certifié double disque de platine au Royaume-Uni en septembre 1989 [ 4 ] pour des ventes dépassant les 600 000 exemplaires.

Elle a connu un quatrième succès au Royaume-Uni en 1989 avec le single « Fine Time », classé dans le top 10 en 1989 , mais n’a depuis enregistré que sporadiquement. Un deuxième album chez Big Life, intitulé Revolution of Love, était prévu pour 1990 après le succès du single « Treat Me Good » (qui a atteint la 20e place au Royaume-Uni). L’album a cependant été mis de côté lorsque Yazz a quitté le label.

Yazz signa avec Polydor Records , et un album intitulé One True Woman devait sortir en mai 1992 après la sortie du titre éponyme, mais sa sortie fut également annulée. Elle fit son retour dans le Top 40 en 1993, en duo avec Aswadsur le tube « How Long ». Son deuxième album, One on One, sortit finalement en 1994, incluant certains titres enregistrés pour l’ album One True Woman .

Elle a continué à sortir des singles tout au long des années 1990, notamment une reprise de « Never Can Say Goodbye » des Jackson 5. En 1997, après avoir signé avec East West Records , elle a sorti The Natural Life , un album de reprises . L’album est sorti au Japon, en Australie et dans certaines régions d’Europe, mais pas au Royaume-Uni.

Durant cette période, Yazz a commencé à reconsidérer ses choix de carrière : elle souhaitait abandonner un mode de vie marqué par son mariage raté avec Summers (dont était née une fille, Rio, en avril 1990) et sa dépendance à l’alcool. Après avoir exploré différentes religions, une amie, son ancienne coiffeuse, lui a suggéré de retourner à l’église. Peu après, elle a décidé de « confier sa vie au Christ .

Son album de 2008 , *Running Back to You* , distribué au Royaume-Uni par ICC Records, retraçait son cheminement spirituel et sa foi chrétienne naissante . Yazz vit désormais en Espagne et est une membre active de l’ église baptiste de Calahonda . Elle est revenue occasionnellement en Grande-Bretagne pour promouvoir cet album, interprétant des chansons en concert et partageant des anecdotes sur sa foi.

En août 2009, Yazz s’est produite sur scène avec un groupe complet pour la première fois depuis plusieurs années dans une église de Southampton . En octobre 2010, elle a de nouveau joué avec un groupe à Cathedral House à Huddersfield , siège de la Huddersfield Christian Fellowship.

Une édition deluxe remasterisée en trois CD de l’ album Wanted , contenant le single de Yazz de 1990 « Treat Me Good », des faces B et des remixes, a été publiée sur Cherry Red Records le 25 novembre 2016.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/26522-Yazz

LISA STANSFIELD

Lisa Jane Stansfield (née le 11 avril 1966) est une chanteuse, compositrice et actrice anglaise. Sa carrière a débuté en 1980 lorsqu’elle a remporté le concours de chant Search for a Star . Après des apparitions dans diverses émissions de télévision et la sortie de ses premiers singles, Stansfield, avec Ian Devaney et Andy Morris, a formé le groupe Blue Zone en 1983. Le groupe a sorti plusieurs singles et un album, mais après le succès de « People Hold On » de Coldcut en 1989, sur lequel Stansfield figurait, elle s’est concentrée sur sa carrière solo.

Le premier album solo de Lisa Stansfield, Affection (1989), et son single phare « All Around the World », numéro un mondial, ont marqué un tournant majeur dans sa carrière. Elle a été nommée deux fois aux Grammy Awards , et Affection reste à ce jour son album le plus vendu. Les années suivantes, elle a sorti Real Love (1991), So Natural (1993) et Lisa Stansfield (1997). En 1999, elle a fait ses débuts au cinéma dans Swing , dont elle a également composé la bande originale . Ses albums suivants incluent Face Up (2001), Biography: The Greatest Hits (2003) et The Moment (2004). Par la suite, Lisa Stansfield a mis sa carrière musicale entre parenthèses pour se consacrer au cinéma. En 2008, elle a joué dans The Edge of Love et en 2014, elle est apparue dans Northern Soul .

Stansfield a sorti son septième album, Seven, le 31 janvier 2014. Son premier single, « Can’t Dance », est sorti en version numérique le 16 octobre 2013. Elle a assuré la promotion de l’album avec la tournée européenne Seven Tour en 2013 et 2014. Son album le plus récent, Deeper, est sorti le 6 avril 2018. En juin 2018, après une série de concerts à guichets fermés en Europe, Stansfield a annoncé sa tournée nord-américaine, qui a débuté en octobre 2018.

Stansfield a remporté de nombreux prix, dont trois Brit Awards , deux Ivor Novello Awards , un Billboard Music Award , un World Music Award , un ASCAP Award , un Women’s World Award , un Silver Clef Award et deux DMC Awards. Elle a vendu plus de 20 millions d’albums à travers le monde, dont cinq millions d’ « Affection » . En décembre 2016, le magazine Billboard l’a classée 46e artiste dance la plus populaire de tous les temps.

 

Début de vie et de carrière

Stansfield est née à Manchester , en Angleterre, de Marion (décédée le 27 septembre 2013) et de Keith Stansfield. Elle a deux sœurs, Karen et Suzanne. Sa famille a déménagé à Heywood en 1976, puis à Rochdale en 1977. Stansfield a fréquenté la Siddal Moor School (Heywood), la Redbrook Middle School où elle a remporté le concours annuel de talents, et l’Oulder Hill Community School (toutes deux à Rochdale). Elle a grandi en écoutant de la musique soul et a déclaré que l’attrait de sa mère pour les disques de Diana Ross et des Supremes a été sa première influence musicale. Stansfield cite également Marvin Gaye , Chic et Barry White comme autres influences musicales majeures.

En 1980, Stansfield remporte le concours de chant Search for a Star, organisé au club Talk of the Town . En 1981, son premier single, « Your Alibis », sort chez Devil Records. En 1982, elle participe à l’émission télévisée Bring Me the Head of Light Entertainment sur Granada Television . La même année, Stansfield signe un contrat d’enregistrement avec Polydor Records .

En 1983, Johnnie Hamp produisit pour Granada Television un documentaire réalisé par Pete Walker , « Born in the Sixties: Lisa Stansfield » . Ce portrait de la jeune chanteuse en devenir comprenait ses propres commentaires, ceux de sa mère et de ses sœurs, ainsi que quelques chansons interprétées par Stansfield. Toujours en 1983, elle co-anima l’émission musicale pour enfants « Razzamatazz » et participa à une autre série télévisée pour enfants, « The Krankies Klub » . Entre 1982 et 1983, Stansfield sortit trois singles new wave pop chez Polydor : « The Only Way », « Listen to Your Heart » et « I Got a Feeling ». Ses premiers enregistrements furent rassemblés et publiés sur la compilation « In Session » en septembre 1996.

 

carrière musicale

1984–1988 : Zone bleue

En 1984, Stansfield et ses anciens camarades de classe, Ian Devaney et Andy Morris, après avoir travaillé ensemble sur une comédie musicale scolaire (« Schizophrenia » (1982), mise en scène par leur professeur d’art dramatique Jeanette Dawson et brièvement décrite par Alastair sur le site Manchester Digital Music Archive en 2007), commencèrent à collaborer musicalement et formèrent le groupe Blue Zone en 1986. Ils composèrent quelques chansons, produisirent une démo et la présentèrent à des maisons de disques . Le petit label indépendant Rockin’ Horse Records les signa en 1985, et un an plus tard, il fut racheté par Arista Records . Après la sortie de leurs deux premiers singles en 1986, « Love Will Wait » et « Finest Thing », Arista sortit « On Fire » en octobre 1987. Alors que le single grimpait dans les charts (99e place au Royaume-Uni), il fut retiré par la maison de disques à la suite de l’ incendie de King’s Cross . Le single suivant du groupe, « Thinking About His Baby », est sorti en janvier 1988 et a atteint la soixante-dix-neuvième place au Royaume-Uni. Sa face B , « Big Thing », a connu un grand succès à la radio et en discothèque.

En juillet 1988, « Jackie » sort en single hors du Royaume-Uni, atteignant la 37e place du classement Hot Dance Club Songs et la 54e du Billboard Hot 100 aux États-Unis. La date de sortie de l’album Big Thing de Blue Zone , enregistré en 1987, est repoussée à plusieurs reprises par la maison de disques. Finalement, il sort hors du Royaume-Uni en novembre 1988 sans promotion supplémentaire. L’album comprend des chansons écrites par Blue Zone, à l’exception de « Jackie », écrite par Billy Steinberg et Tom Kelly . L’album est produit par Paul Staveley O’Duffy , sauf le titre « Perfect Crime », produit par Blue Zone. Ric Wake est également coproducteur de « Jackie » et de « Perfect Crime ».

 

1989–1990 : Affection

Début 1989, Stansfield co-écrit et enregistre « People Hold On » pour l’album « What’s That Noise? » de Coldcut. Le single sort en mars 1989 et se classe sixième du Hot Dance Club Songs aux États-Unis et onzième au Royaume-Uni. Forte de ce succès, Arista Records lui propose un contrat solo. Son premier album, « Affection » , sort le 20 novembre 1989. Stansfield co-écrit tous les titres avec Ian Devaney et Andy Morris. Devaney et Morris produisent également l’album, à l’exception de « This Is the Right Time », produit par Coldcut. « Affection » est salué par la critique et rencontre un succès commercial. Il se classe dans le top 10 des charts du monde entier, atteignant la première place en Autriche et en Italie, la deuxième au Royaume-Uni, en Allemagne, en Espagne, en Suède et en Suisse, la troisième en Belgique, la cinquième en Nouvelle-Zélande, la sixième aux Pays-Bas et en Norvège, et la septième en Australie et au Canada. Aux États-Unis, il a atteint la cinquième place du classement Top R&B/Hip-Hop Albums et la neuvième place du Billboard 200. L’album s’est vendu à plus de cinq millions d’exemplaires dans le monde et a été certifié triple disque de platine au Royaume-Uni, disque de platine aux États-Unis, au Canada, en Allemagne, en Espagne, en Suède et en Suisse, et disque d’or en France, en Finlande et en Autriche.

L’ album Affection contient le plus grand succès et la chanson emblématique de Stansfield, « All Around the World ». Ce titre a atteint la première place des charts dans de nombreux pays, dont le Royaume-Uni, l’Autriche, la Belgique, les Pays-Bas, la Norvège et l’Espagne. Aux États-Unis, « All Around the World » s’est hissé à la première place des classements Hot Dance Club Songs et Hot R&B/Hip-Hop Songs , et à la troisième place du Billboard Hot 100. Le single a été certifié disque de platine aux États-Unis pour plus d’un million d’exemplaires vendus, et disque d’or dans de nombreux autres pays, dont le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Australie, la Suède et l’Autriche. Au Royaume-Uni, d’autres singles extraits de l’album ont atteint les dixième (« Live Together »), treizième (« This Is the Right Time ») et vingt-cinquième (« What Did I Do to You? ») des charts. Aux États-Unis, « You Can’t Deny It » a atteint la première place du classement Hot R&B/Hip-Hop Songs, la deuxième place du Hot Dance Club Songs et la quatorzième place du Billboard Hot 100. « This Is the Right Time » a atteint la première place du Hot Dance Club Songs, la treizième place du Hot R&B/Hip-Hop Songs et la vingt-et-unième place du Billboard Hot 100.

Stansfield a également effectué une tournée en Europe et en Amérique du Nord en 1990 pour promouvoir l’album, et a finalement sorti la vidéo Live! All Around the World . Grâce à Affection et à « All Around the World », elle a reçu de nombreuses récompenses, dont le Brit Award , le Billboard Music Award , le World Music Award , l’ ASCAP Award , les Ivor Novello Awards , les Silver Clef Awards et les DMC Awards. Stansfield a également été nommée pour deux Grammy Awards dans les catégories Meilleure nouvelle artiste et Meilleure performance vocale pop féminine . Peu après son succès, elle a réalisé deux enregistrements caritatifs. En décembre 1989, Stansfield a fait partie de Band-Aid II , un supergroupe caritatif fondé pour collecter des fonds pour la lutte contre la pauvreté en Éthiopie , enregistrant « Do They Know It’s Christmas ? », qui a dominé le classement des singles britanniques pendant trois semaines. Plus tard, elle a repris « Down in the Depths » pour la compilation caritative contre le sida Red Hot + Blue , sortie en septembre 1990, et a également réalisé un clip vidéo pour ce titre.

 

1991–1992 : L’amour véritable

En 1991, Stansfield enregistre son deuxième album studio, Real Love , sorti le 11 novembre 1991. Elle co-écrit toutes les chansons avec Ian Devaney et Andy Morris, qui produit également l’album. Real Love reçoit des critiques positives et se classe dans le top 10 des charts de nombreux pays, atteignant la troisième place au Royaume-Uni, la cinquième aux Pays-Bas, la neuvième en Allemagne et la dixième en Belgique. Aux États-Unis, il culmine à la sixième place du Top R&B/Hip-Hop Albums et à la quarante-troisième du Billboard 200. Real Love est certifié double disque de platine au Royaume-Uni et disque d’or aux États-Unis, au Canada, en Allemagne et en Suisse. Le premier single, « Change » , est un succès, se classant dans le top 10 en Italie, en Belgique, en Espagne, aux Pays-Bas, au Canada et au Royaume-Uni. Aux États-Unis, il a atteint la première place du classement Hot Dance Club Songs , la douzième place du classement Hot R&B/Hip-Hop Songs et la vingt-septième place du Billboard Hot 100 .

Le deuxième single extrait de l’ album Real Love , « All Woman », s’est classé dans le top 40 de plusieurs pays européens, atteignant notamment la 20e place au Royaume-Uni. Il a également connu un grand succès au classement Hot R&B/Hip-Hop Songs américain, se hissant à la première place en avril 1992. Au Billboard Hot 100, « All Woman » a atteint la 56e place. Les deux singles suivants, sortis en Europe, étaient « Time to Make You Mine » et « Set Your Loving Free », qui ont culminé respectivement aux 14e et 28e places au Royaume-Uni. Le dernier single américain, « A Little More Love », a atteint la 30e place du classement Hot R&B/Hip-Hop Songs. En 1992, Stansfield a effectué une tournée en Europe, en Asie et aux États-Unis, et a sorti le DVD live « Live at Wembley ». Fin 1992, elle a co-écrit et enregistré « Someday (I’m Coming Back) » pour la bande originale du film à succès The Bodyguard . La chanson est sortie en single en Europe en décembre 1992, après « I Will Always Love You » de Whitney Houston, et s’est classée dans le top 10 au Royaume-Uni. Elle a également écrit une chanson pour Dionne Warwick , « Friends Can Be Lovers », produite par Ian et Andy, ainsi qu’une autre chanson écrite par Diane Warren, « Much Too Much ». Lisa a chanté les chœurs sur ces deux titres, qui figurent sur l’album de Dionne Warwick sorti en 1993, « Friends Can Be Lovers » .

 

1993–1996 : So Natural

En avril 1993, George Michael sort son EP caritatif , Five Live . On y retrouve « These Are the Days of Our Lives », enregistré avec Stansfield et Queen lors du concert hommage à Freddie Mercury en avril 1992. Five Live rencontre un vif succès, se classant numéro un au Royaume-Uni pendant trois semaines. Lors de ce concert hommage, également disponible en VHS , Stansfield interprète aussi « I Want to Break Free ». Début 1993, elle co-écrit et enregistre « In All the Right Places », la chanson thème du film Proposition indécente , avec Robert Redford et Demi Moore . Le single sort en mai 1993 et ​​atteint la huitième place des charts au Royaume-Uni et en Irlande. Il figure ensuite sur le troisième album studio de Stansfield, So Natural , sorti le 8 novembre 1993.

L’album « So Natural » a reçu des critiques positives et a connu un succès modéré dans les charts, atteignant la sixième place au Royaume-Uni et obtenant une certification platine. Il s’est également classé dans le top 40 en Italie, en Suède, en Allemagne, en Suisse, en Autriche et aux Pays-Bas. L’album a été promu par deux singles, « So Natural » et « Little Bit of Heaven », qui ont atteint respectivement les quinzième et trente-deuxième places au Royaume-Uni. « So Natural » n’est pas sorti en Amérique du Nord. En 1994, Stansfield a effectué une tournée au Japon et au Royaume-Uni. Fin 1994, elle a sorti deux singles aux États-Unis : « Make It Right », extrait de la bande originale de « Beverly Hills 90210 : The College Years » , et « Dream Away » (en duo avec Babyface), extrait du film « The Pagemaster » . Stansfield a également enregistré les reprises suivantes : « Friday’s Child » pour No Prima Donna : The Songs of Van Morrison (1994), « They Can’t Take That Away from Me » pour The Glory of Gershwin (1994), « Just to Keep You Satisfied » pour Inner City Blues : The Music of Marvin Gaye (1995), et « Take Me Away » (en duo avec Aska ) pour One Voice : The Songs of Chage & Aska (1996).

 

1997–2000 : Lisa Stansfield

Son quatrième album studio éponyme, Lisa Stansfield, est sorti le 21 mars 1997. Salué par la critique, il a rencontré un succès commercial, se classant deuxième au Royaume-Uni, sixième en Belgique et figurant dans le top 40 de nombreux pays européens et du Japon. Il a également été certifié disque d’or au Royaume-Uni, en Espagne et en Suisse. Aux États-Unis, l’album a atteint la trentième place du Top R&B/Hip-Hop Albums et la cinquante-cinquième du Billboard 200. Les singles extraits de cet album sont sortis en Europe : « People Hold On (The Bootleg Mixes) », « The Real Thing », « Never, Never Gonna Give You Up » et « The Line ». Ils se sont tous classés respectivement quatrième, neuvième, vingt-cinquième et soixante-quatrième au UK Singles Chart .

Aux États-Unis, « Never, Never Gonna Give You Up » a atteint la 74e place du Billboard Hot 100 et la première place du Billboard Top Dance Tracks. L’album a également engendré quatre singles numéro un du classement Hot Dance Club Songs de Billboard : « People Hold On (The Bootleg Mixes) », « Never, Never Gonna Give You Up », « Never Gonna Fall » et « I’m Leavin’ ». Ce succès a incité Arista Records à sortir l’album de remixes en juin 1998. Stansfield a effectué des tournées en Amérique du Sud, aux États-Unis et en Europe en 1997 et 1998 pour promouvoir l’album.

En juillet 1999, le duo de Stansfield avec Barry White, « The Longer We Make Love », est sorti en single extrait de son album Staying Power .

Fin 2000, elle a enregistré deux reprises : « You Keep Me Hangin’ On » pour l’ album Motown Mania (sorti en décembre 2000) et « Somewhere My Baby Waits for Me » pour la bande originale du film The Wedding Planner (sortie en janvier 2001).

 

2001–2003 : Face Up et Biographie : Les plus grands succès

Stansfield a sorti son cinquième album studio, Face Up, le 20 juin 2001. Mêlant funk et soul , il proposait également une utilisation audacieuse des rythmes garage 2-step sur le premier single, « Let’s Just Call It Love ». Cependant, Face Up a connu un succès mitigé dans les charts, n’atteignant le top 40 que dans quelques pays, dont la Suisse, l’Autriche, l’Allemagne et le Royaume-Uni. L’album n’est pas sorti en Amérique du Nord. Stansfield a effectué des tournées en Europe en 2001 et 2002.

Le 3 février 2003, Stansfield sort son premier album de compilation, Biography: The Greatest Hits . Il atteint la troisième place au Royaume-Uni (où il est certifié disque d’or), la quatrième en Italie, et se classe également dans les charts d’autres pays européens. Il sort simultanément en DVD . Stansfield effectue une tournée européenne en mars et avril 2003 pour promouvoir la compilation. En juin 2003, Arista Records remasterise tous ses albums studio et les réédite séparément avec des titres bonus. The Complete Collection , un coffret de six CD , sort simultanément. En novembre 2003, elle participe à la bande originale du film Mona Lisa Smile , en interprétant « I’ve Got the World on a String ».

 

2004–2012 : Le moment

En 2004, Stansfield enregistre « Too Hot » pour la compilation The Hits: Reloaded de Kool & the Gang (sortie en avril 2004) et « Breath In, Breath Out » (en duo avec Lââm ) pour son album éponyme (sorti en septembre 2004 ). Après avoir honoré ses engagements avec Arista Records , Stansfield signe chez ZTT Records . Trevor Horn, lauréat d’un Grammy Award , produit son album suivant , The Moment , à tendance pop , sorti au Royaume-Uni le 27 septembre 2004. Bien accueilli par la critique, l’album ne rencontre cependant pas le succès commercial escompté au Royaume-Uni, atteignant seulement la 57e place des charts. En février 2005, The Moment est distribué dans le reste de l’Europe par Edel , rencontrant un succès modéré en Autriche, en Allemagne et en Suisse, se classant respectivement 15e, 16e et 22e. Il est également certifié disque d’or en Allemagne. L’album a été principalement promu par deux singles : « Treat Me Like a Woman » et « If I Hadn’t Got You ». Elle a également effectué une tournée en Europe en juin et juillet 2005.

 

2013–2016 : Sept

Entre mai et juillet 2013, Stansfield a effectué une tournée européenne interprétant ses plus grands succès. Le 13 août 2013, elle a annoncé la sortie de son septième album studio, intitulé simplement Seven, pour le 21 octobre 2013. En octobre 2013, la date de sortie de l’album a été repoussée au 31 janvier 2014 en Allemagne et au 10 février 2014 au Royaume-Uni. Le premier single, « Can’t Dance », a été diffusé en avant-première dans l’émission de Ken Bruce sur BBC Radio 2 le 14 août 2013 et est sorti en version numérique le 16 octobre 2013.

L’album Seven , produit et écrit au Royaume-Uni par Stansfield et Ian Devaney, comprend les titres « Can’t Dance », « The Rain », « Stupid Heart », « Conversation », « The Crown », « So Be It » et « Picket Fence ». Enregistré à Los Angeles et à Manchester , Stansfield a collaboré avec John Robinson et Jerry Hey , orchestrateur lauréat d’un Grammy Award , tous deux essentiels à la création des albums Off the Wall , Thriller et Bad de Michael Jackson. « Carry On » a été choisi comme deuxième single, et son clip a été diffusé en avant-première le 31 janvier 2014. L’album a atteint la 13e place des charts britanniques. Une édition deluxe contenant des bonus a également été commercialisée. Stansfield a effectué une tournée au Royaume-Uni en novembre 2013, et sa tournée Seven s’est poursuivie en Europe en mai et juin 2014. La tournée s’est terminée par une série de concerts au Royaume-Uni en septembre 2014 et dans d’autres pays européens en octobre et novembre 2014. En octobre 2014, Seven est ressorti sous le titre Seven+, incluant une nouvelle chanson et quinze remixes.

En novembre 2014, Edsel Records a sorti The Collection 1989–2003 , un coffret de treize CD et cinq DVD comprenant cinq albums studio de Stansfield ainsi que de nombreux titres bonus rares, des remixes, des clips promotionnels, des extraits de concerts et de nouvelles interviews. Tous les albums sont également sortis individuellement. L’ album/vidéo Live in Manchester est sorti le 28 août 2015.

 

2017–présent : Approfondissement et tournées

En octobre 2017, Stansfield a annoncé la sortie de son nouvel album, Deeper , et une tournée européenne. L’album est sorti le 6 avril 2018. Au Royaume-Uni, Deeper a atteint la 15e place du UK Albums Chart, tandis que le single « Everything » s’est classé numéro un du Soul Chart. Aux États-Unis, le single « Never Ever » a atteint la sixième place du Billboard Dance Chart. Il s’agissait de son premier passage dans ce classement en 20 ans, depuis le succès de « I’m Leavin’ » en 1998.

En juin 2018, après une série de concerts en Europe, Stansfield a annoncé sa tournée nord-américaine, qui débuterait en octobre. Première tournée en Amérique du Nord depuis vingt ans, elle a commencé le 9 octobre à Toronto et a fait escale à Montréal, Boston, New York, Philadelphie, Atlanta, Chicago, Los Angeles et d’autres villes, avant de se terminer à San Francisco le 26 octobre. En octobre 2019, Stansfield a entamé la tournée « Affection 30th Anniversary Tour » pour célébrer les 30 ans de son premier album. En novembre de la même année, l’album a été réédité en vinyle.

 

carrière d’acteur

En mai 1999, Stansfield fait ses débuts au cinéma. Elle interprète Joan Woodcock dans le film Swing , réalisé par Nick Mead et mettant également en vedette Hugo Speer . Elle enregistre aussi des chansons pour la bande originale. L’album, composé de morceaux de jazz et de swing , sort le 10 mai 1999. La bande originale de Swing reçoit un accueil critique positif et se hisse à la sixième place du classement des meilleurs albums de jazz de Billboard .

En février 2002, elle fait ses débuts sur scène dans Les Monologues du vagin à l’ Arts Theatre du West End londonien , aux côtés d’ Anita Dobson et Cecilia Noble. Stansfield joue son propre rôle dans la série humoristique Monkey Trousers au milieu de l’année 2005. Fin 2006, elle apparaît dans la série dramatique Goldplated , dans le rôle de Trinny Jamieson.

En septembre 2007, Stansfield apparaît dans une autre série télévisée, Agatha Christie’s Marple . Elle y interprète Mary Durrant dans l’épisode intitulé « Ordeal by Innocence » . Stansfield double également l’un des personnages (Millie, une elfe) pour la version anglaise du film d’animation finlandais Quest for a Heart , sorti en décembre 2007. Elle enregistre par ailleurs la chanson-titre, écrite par Charlie Mole et Lee Hall . Stansfield rejoint la distribution du film The Edge of Love (2008) , réalisé par John Maybury , dans le rôle de Ruth Williams.

En 2009, elle a joué son propre rôle dans le documentaire Dean Street Shuffle, réalisé par Nick Mead . En 2012, elle a tenu un rôle dans le film Northern Soul d’ Elaine Constantine . Ce docu-fiction indépendant, qui se déroule en 1974 et retrace le phénomène social et la génération du mouvement musical et de danse Northern Soul , est sorti en 2014.

 

vie personnelle

En 1987, Stansfield épousa le créateur italien Augusto Grassi, rencontré lors de vacances en Tunisie . La cérémonie eut lieu en l’église du Sacré-Cœur de Rochdale . Le couple s’installa à Zagarolo , en Italie, mais leur mariage ne dura que quatre mois. Après leur séparation, Stansfield retourna en Grande-Bretagne. Après de nombreuses années d’amitié et de fiançailles, elle épousa Ian Devaney le 25 juillet 1998. La cérémonie, d’une grande sobriété, se déroula à Washington Square Park, à New York, en présence uniquement de ses parents et de sa mère.

En 1998, Stansfield a été nommé sur une liste des plus importants donateurs financiers privés du Parti travailliste.

En 2008, Stansfield a vendu sa maison victorienne de six chambres « Mount Henry » sur Torca Road à Dalkey , en Irlande , pour 6 millions d’euros à Ed Clark, magnat des affaires du Yorkshire.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/1830-Lisa-Stansfield

COLDCUT

Coldcut est un groupe britannique de musique électronique, originaire de Londres, en Angleterre.

 

Histoire

Coldcut est un mélange de trip hop, de jazz et de house. Formé en 1986 à Londres par Jonathon More, professeur d’arts plastiques et Matt Black, programmeur, le duo se fait connaître grâce au mini-album Say Kids, What Time Is It? en 1987, premier enregistrement britannique basé sur un collage du sample Steinski. En 1987, ils produisent une performance inédite pour la radio pirate Kiss FM, Solid Steel. Ils se font essentiellement connaître par le remix de Paid in Full de Eric B. and Rakim mélangé au titre Im Nin’alu de OfraHaza.

Leur hit People Hold on permet de faire connaître au grand public la chanteuse Lisa Stansfield; le titre Doctor In the House fait, quant à lui, connaître la chanteuse Yazz en . Le succès de ce titre permet aux deux Britanniques de monter les labels Ninja Tune et Ntone qui abritent les artistes les plus influents de la scène de la musique électronique londonienne de la fin des années 1980. Au début des années 1990, Jonathon More et Matt Black travaillent avec différents artistes et laissent de côté le groupe. Ils réapparaissent en 1994 avec l’album Philosophy puis sur la compilation 70 Minutes of Madness. Ils attirent ainsi l’attention sur l’émission Solid Steel qu’ils animent à la radio. En 1997, ils sortent Let Us Play puis, deux ans plus tard, Let Us Replay. C’est en 2005 qu’ils sortent Sound Mirrors et son single Man in a Garage.

Le , Ahead of Our Time sort une compilation ambient composée d’anciennes et de nouvelles compositions et d’un séquençage supplémentaire avec l’aide de Mixmaster Morris. La compilation contient de la musique de Kaitlyn Aurelia Smith, Sigur Rós et bien d’autres artistes, dont l’importance est volontairement variable.

 

Discographie  : https://www.discogs.com/fr/artist/946-Coldcut

CODE 61

Code 61 est un projet de musique électronique belge formé à la fin des années 1980, principalement associé au mouvement New Beat qui a secoué l’Europe et préparé l’arrivée de la techno.

Les Origines

  • Création : 1988 en Belgique.
  • Acteurs clés : Le projet réunit notamment le compositeur et claviériste Rony Brack, aux côtés de figures de la scène électronique belge comme Renaat Vandepapeliere (fondateur du label culte R&S Records).

 

Le Tube : Drop The Deal

  • Sortie : 1988 sur le label R&S Records (et divers formats en Europe). [1]
  • Sonorités : Un tempo ralenti par rapport à la house classique, une ligne de basse lourde et hypnotique, et des incorporations d’ambiances sombres.
  • Particularité : Le morceau intègre des extraits sonores (samples) inspirés notamment de la série télévisée Miami Vice et de disques d’artistes comme Jean-Michel Jarre.
  • Impact : « Drop The Deal » est devenu l’un des rares hymnes de la New Beat belge à s’exporter et à entrer dans les charts européens, marquant les pistes de danse de l’époque.

 

Autres sorties notables

  • Le groupe a prolongé l’aventure avec d’autres maxis et remixes au tournant de 1989, dont le morceau « Stand By ».

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/6704-Code-61

COCO D’ISLES

Un fantôme sur vinyle

Il existe des artistes dont on connaît chaque détail de la vie, chaque interview, chaque photo de jeunesse. Et puis il y a Coco d’Isles — un nom, une pochette, un sillon de vinyle, et rien d’autre. Pas de biographie officielle, pas de portrait, pas la moindre trace dans les archives de la presse musicale de l’époque. Juste un disque, sorti en 1987, qui continue aujourd’hui encore de faire vibrer les platines des collectionneurs d’Italo-Disco.

C’est peut-être cela, au fond, qui rend Coco d’Isles fascinante : cette capacité à exister pleinement à travers trois minutes quarante-huit de musique, sans jamais avoir besoin d’un visage.

1987 : l’année de tous les possibles

Pour comprendre Coco d’Isles, il faut d’abord comprendre son époque. Le milieu des années 80 est le théâtre d’une révolution silencieuse sur les pistes de danse européennes. Venue d’Italie, portée par des labels comme Discomagic ou Time Records, l’Italo-Disco déferle sur le continent avec ses boîtes à rythmes syncopées, ses nappes de synthétiseurs Roland et Korg, et ses mélodies vocales à mi-chemin entre la pop sentimentale et la transe électronique. La France n’échappe pas à la vague : dans les studios parisiens, on tente de recréer cette formule magique, avec un supplément d’âme bien de chez nous — une pointe de funk, un soupçon de chanson, et cette élégance légèrement kitsch qui caractérise si bien la variété française de l’époque.

C’est dans ce climat qu’émerge, le temps d’un unique 45 tours, le projet Coco d’Isles.

Le disque : Top Secret

Le single sort en 1987 sous le label Les Éditions Productions Georges Mary, référence catalogue 109 355 — une maison bien connue des amateurs de disco et de funk hexagonal des années 80, qui a vu défiler dans ses bacs une foule de projets aussi éphémères qu’attachants. Le titre phare, Top Secret, dure trois minutes quarante-huit et déploie tous les codes du genre : une ligne de basse hypnotique, des claviers scintillants, une voix féminine qui joue la carte du mystère jusque dans les paroles — comme un clin d’œil à sa propre discrétion. La face B propose une version instrumentale, format alors très prisé des DJs de radio et de club, qui permettait de prolonger le morceau en mix ou de l’utiliser en habillage sonore.

Les crédits d’écriture du titre reviennent à deux noms : Les Lolitas Des Magazines et Fanny Forest — des plumes qui, elles non plus, n’ont laissé que peu de traces dans l’histoire de la chanson française, renforçant cette impression d’un petit cercle de studio, actif le temps d’une poignée de sessions, avant de se disperser dans l’anonymat.

Qui se cache derrière le nom ?

C’est la grande question que se posent encore aujourd’hui les diggers et collectionneurs : Coco d’Isles est-elle une chanteuse à part entière, une choriste de studio venue prêter sa voix à un projet monté de toutes pièces par un producteur, ou un simple nom de scène collectif ? Le mystère reste entier. Aucune archive de télévision, aucune photo de presse, aucune interview d’époque n’est venue lever le voile. Le nom lui-même — évocateur d’exotisme, d’îles lointaines et de secrets bien gardés — semble avoir été pensé comme une image plus que comme une identité : une évasion sonore, packagée pour les dancefloors, sans qu’il soit nécessaire d’y associer un visage.

Ce choix, volontaire ou non, était loin d’être isolé à l’époque : nombre de projets Italo-Disco et Euro-Disco des années 80, en France comme en Italie, reposaient sur des pseudonymes changeants, des interprètes anonymes recrutées pour une seule session, et des producteurs qui multipliaient les alias pour inonder le marché de singles à la chaîne. Coco d’Isles pourrait bien être l’un de ces fantômes de studio — un nom parmi tant d’autres, inventé pour habiller un morceau efficace, puis oublié aussitôt le disque pressé.

Une carrière d’un seul titre — et d’une éternité en club

Après Top Secret, plus rien. Aucune suite, aucun deuxième single, aucune réapparition sous un autre nom identifié. Coco d’Isles s’éteint aussi discrètement qu’elle est apparue, laissant derrière elle un unique artefact : un vinyle 7 pouces, aujourd’hui recherché par les passionnés du genre.

Et c’est bien là que l’histoire prend une tournure inattendue. Loin de sombrer dans l’oubli total, Top Secret a connu une seconde vie, portée par la culture du crate-digging et la passion toujours vivace pour l’Italo-Disco. Le titre apparaît aujourd’hui dans plusieurs sélections thématiques consacrées au genre, plébiscité par des curateurs et DJs qui explorent les tréfonds du catalogue disco français des années 80. Sur les plateformes de collectionneurs, le disque affiche une cote solide, la preuve d’un attachement réel malgré — ou grâce à — son statut de trésor caché.

Une légende par défaut

Il y a quelque chose de romanesque dans le destin de Coco d’Isles : celui d’une artiste qui n’a jamais cherché la lumière, mais que le temps et la passion des collectionneurs ont fini par transformer en petite légende souterraine. Pas de biopic, pas de retour sur scène, pas de rééditions en grande pompe — juste un morceau qui continue, sillon après sillon, à faire danser ceux qui savent où chercher.

Peut-être est-ce là, finalement, la plus belle des biographies possibles : celle qu’on laisse la musique raconter à notre place.

COCK ROBIN

Cock Robin est un groupe de new wave et de pop rock américain.

Fondé en 1982 à San Francisco par l’auteur-compositeur Peter Kingsbery, il a été actif jusqu’en 1990, date à laquelle les membres se sont séparés. Le groupe a été reformé en 2006 lors de la sortie de son quatrième album. Le groupe, surtout populaire dans les années 1980, est notamment connu pour les singles The Promise You Made, Just Around The Corner et When Your Heart Is Weak.

 

Carrière

Fondation

Le groupe Cock Robin est fondé en 1982 à San Francisco par l’auteur-compositeur-interprète Peter Kingsbery.

Il tire son nom d’une comptine du XVIIe siècle intitulée Death and Burial of Poor Cock Robin. À l’origine, il comptait quatre membres : le chanteur et auteur-compositeur Peter Kingsbery, ainsi qu’Anna LaCazio, Clive Wright et Louis Molino III. Puis, le groupe finira rapidement par se recentrer sur ses deux principaux protagonistes : Peter Kingsbery et Anna LaCazio.

 

La première période (1985-1990)

Succès européen

Dès le premier album (intitulé Cock Robin), sorti le  et produit par Steve Hillage, et ses singles When Your Heart Is Weak et The Promise You Made, Cock Robin a connu un grand succès en Europe, plus particulièrement en France, en Allemagne, en Italie, en Irlande, en Belgique ainsi qu’aux Pays-Bas ; alors que dans son pays d’origine (tout comme d’ailleurs en Angleterre), le groupe ne rencontrera pas la même notoriété.

Deux ans plus tard paraît le deuxième album, intitulé After Here Through Midland, produit par Don Gehman, qui avait travaillé sur des albums de John Mellencamp et de R.E.M.. Le premier single, Just Around The Corner, devient vite un hit en France et en Europe continentale (entrant dans le Top 20 de nombreux pays, de la Scandinavie à l’Italie) où se déroule une tournée de plusieurs mois. Fin 1989 sort First Love Last Rites, que produit Rhett Davies, le producteur de Roxy Music, choix artistique logique dans la mesure où Roxy Music fait partie des influences de Cock Robin. L’album est notamment consacré par un nouveau hit (surtout en France), Worlds Apart, et d’une nouvelle tournée en Europe. Au tout début des années 1990, le groupe annonce sa séparation, Peter Kingsbery poursuivant une carrière solo notamment en France, où il s’est installé. Un best-of est alors édité, atteignant par exemple le Top 10 aux Pays-Bas et en France ; depuis d’autres compilations ont été régulièrement publiées, de même que les morceaux les plus célèbres du groupe n’ont jamais cessé d’être diffusés sur les radios de plusieurs pays européens (France, Allemagne, Pays-Bas…).

 

Reformation et nouveaux albums (années 2000)

Après des années d’absence, Cock Robin se reforme et revient en 2006 avec un quatrième album, intitulé I Don’t Want To Save The World, le groupe, et une tournée de plusieurs dates en France et aux États-Unis, ainsi qu’une apparition à la Fête de la musique à Paris et un concert plein air à Metz, le .

En , le groupe publie un album live. Celui-ci a été enregistré lors d’un concert donné à Châlons-en-Champagne le , lors du festival « Foire en Scène ». Sa publication est accompagnée d’une tournée de plusieurs concerts en France (Le Cannet, Lille, Paris à La Cigale entre autres), aux Pays-Bas et en Suisse (Casino de Bâle) de juin à .

La même année, Cock Robin fait une apparition lors de la Fête de la musique le  au Parc de Bagatelle à Paris, et participe également au Festival Country Music de Mirande le , où Peter Kingsbery s’était déjà produit en 2007 et 2008, avec les musiciens français qui accompagnent le groupe dans sa tournée. On notera également leur participation au 15e Festival montagne et musique de Palaiseau le  au profit des associations à chacun son Everest et Étoiles des Neiges.

 

Années récentes (depuis 2010)

Cock Robin a enregistré à Los Angeles un sixième album, intitulé Songs from a Bell Tower, qui est sorti le . Composé et écrit comme les albums précédents par Peter Kingsbery, cet opus bénéficie une nouvelle fois de la présence de Pat Mastelotto à la batterie.

Le , Peter Kingsbery annonce dans son blog du site officiel de Cock Robin qu’« il y aura une nouvelle tournée l’été 2013 avec un nouvel album ».

En 2015, Peter Kingsbery commence les enregistrements du premier album de Cock Robin sans Anna Lacazio. Anna LaCazio avait quitté Cock Robin en . Peter Kingsbery avait déménagé en France et LaCazio préférait rester aux États-Unis et être proche de sa famille.

Peter Kingsbery annonce que Coralie Vuillemin est choisie comme nouvelle voix féminine du groupe. Le dernier album du groupe, Chinese Driver, est sorti le . L’album mélange des titres acoustiques et des morceaux pop aux accents electro. Avec l’arrivée de Coralie Vuillemin au chant et aux claviers, le groupe tourne intensément puis sort le EP Lollobrigida en 2017. Peter Kingsbery et Coralie Vuillemin sont invités en Italie sur la Rai Uno pour 2 titres live.

En 2018, Cock Robin se produit en France, en Allemagne, au Portugal, en Belgique et en Islande et commence à composer. En 2019, le groupe va partager son année entre le studio et la scène : France, Belgique, Hollande, Danemark… En 2020, le groupe devait jouer en Asie pour la première fois de sa carrière, ces dates auront lieu en 2022.

Le , le groupe sort son septième album studio, Homo Alien.

 

Membres

Membres principaux

  • Peter Kingsbery: chant, claviers, basse, guitare
  • CoralieVuillemin: chant, claviers, percussions
  • Didier Strub: batterie, percussions, programmation, chœurs

Anciens membres

  • AnnaLaCazio: chant, claviers, percussion (1982–1990 – 2006–2015)
  • CliveWright: guitare (1982–1988)
  • Lou MolinoIII: batterie, percussions, chœurs (1982–1987)

Autres membres

  • StéphaneBonacci: guitare
  • PatMastelotto: batterie, percussions
  • TrisImboden : batterie
  • HervéKoster: batterie
  • CorkyJames : guitare
  • JohnPierce: basse
  • LiseAnderson: claviers

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/166093-Cock-Robin

TALEESA

Taleesa, de son nom civil Emanuela Gubinelli (Matelica, ), est une chanteuse italienne connue auparavant sous d’autres pseudonymes comme Marina Lai (3 singles, jusqu’en 1984) ; Ross (1 single) ; Angie Starr (2 singles, 1991-1992) ; Donna Luna (3 singles, 1990-1992) ; Emanuella (1 single, 1992) ; Karin Rex (1 single, 1991) ; Mandy Gordon (1 single, 1991) ; Paula March (1 single, 1992) ; et Talysha (1 single, 1991).

 

Biographie

Sous le nom de Marina Lai, elle remporte le Festival de Castrocaro en 1977. Cette victoire est suivie de nombreuses apparitions dans des émissions de radio et de télévision, accompagnées de la sortie de plusieurs 45 tours à succès. Elle « prête » sa voix dans des jingles publicitaires télévisés comme celui de Postal Market. En 1982, elle participe au festival de Sanremo où elle interprète la chanson Centomila amori miei. Bien que la chanson n’atteigne pas la finale, elle connaît un bon succès de vente.

À partir de la seconde moitié des années 1980, elle met de côté la pop italienne et se consacre à la dance et à la techno-dance. Les premières années, elle est une simple tourneuse qui prête sa voix à divers projets de danse, dont Morena, pour lequel elle enregistre 7 singles, Ann Sinclare et Linda Ross. En 1990, elle collabore à l’écriture des titres I Say Yeah et Keep on Jammin de Stefano Secchi. En 1991, elle écrit pour Ocean pour Den Harrow et Heart on the Line de Novecento. Dans les mêmes années, elle participe aux chœurs des albums de Cristiano de André (1987 et 2001), Franco Fasano (Un cielo che non sai), Jo Squillo (Movimenti), Patrizia Bulgari (Il bar degli arrivisti) et Papa Winnie (One Blood One Love). En 1987, elle prête sa voix aux chœurs de Day by Day de DenHarrow.

En 1992, elle devient Taleesa et est choisie parCo.Ro comme chanteuse pour la chanson Because the Night. Le single s’est vendu à plus de 700 000 exemplaires en Europe, grimpant dans plusieurs classements, notamment le top 6 en France, le top 7 en Belgique, le top 16 en Allemagne, et le top 14 en Autriche. Toujours avec Co.Ro., elle enregistre deux autres singles: 4 Your Love et There’s Something Going On. En 1993, elle est choisie par le DJ Stefano Secchi pour la chanson A Brighter Day, une reprise de la chanson Una storia importante d’Eros Ramazzotti. Avec Stefano Secchi, elle collabore également à la chanson We Are Easy to Love.

Au cours de l’été 1993, elle entame une collaboration avec Aladino pour le single Make It Right Now. Toujours avec Aladino, elle participe aux titres Brothers in the Space, sorti en automne/hiver 1993-1994 et considéré comme l’une des chansons les plus importantes des années quatre-vingt-dix, et Call My Name. À l’automne 1994, Taleesa entame sa carrière solo et sort le single I Found Luv. En décembre de la même année, elle participe à la production du titre de Noël Radio Deejay 4 Christmas – Song for You. Au printemps 1995, elle sort Let Me Be, qui est toujours considéré comme l’une de ses chansons les plus célèbres, et Burning Up, qui sort en été 1995. Falling in Love, le dernier single sorti en Italie, date de 1996. À partir de cette date, elle n’enregistre plus que pour le marché étranger, principalement pour le Brésil.

En 2000, elle entame une collaboration avec De La Cruz, avec qui elle enregistre cinq titres: Listen To My Heart (2000), My Love Is A DJ, There’s No Right (2002), et In My Mind (2003) et Where You Belong. Ces titres marquent un changement de son et sont orientés vers la trance. En 2003, elle enregistre son dernier single en tant que Taleesa, intitulé Over You. La même année, elle enregistre la chanson The Promise You Made pour DJ Stefy.

 

Discographie : https://www.discogs.com/fr/artist/46003-Taleesa

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